Depuis le numéro 127 tout juste imprimé, je participe désormais à Xenophora, le trimestriel de l'Association Française de Conchyliologie (AFC), en y commettant une rubrique consacrée aux nouveaux contenus conchyliologiques disponibles sur le Web - tous sujets, toutes langues, toute approche du moment qu'elle n'est pas strictement commerciale. Si vous souhaitez m'informer de l'existence de telles pages web - que vous en soyez l'auteur ou que vous en ayez simplement eu connaissance - afin de rendre ces pages plus fournies, merci d'envoyer un mail à webxeno(chez)gmail.com.
mardi 7 juillet 2009
Bonnes adresses
Depuis le numéro 127 tout juste imprimé, je participe désormais à Xenophora, le trimestriel de l'Association Française de Conchyliologie (AFC), en y commettant une rubrique consacrée aux nouveaux contenus conchyliologiques disponibles sur le Web - tous sujets, toutes langues, toute approche du moment qu'elle n'est pas strictement commerciale. Si vous souhaitez m'informer de l'existence de telles pages web - que vous en soyez l'auteur ou que vous en ayez simplement eu connaissance - afin de rendre ces pages plus fournies, merci d'envoyer un mail à webxeno(chez)gmail.com.
dimanche 26 avril 2009
Amphidromus rottiensis
Juste pour le plaisir des yeux, une espèce de gastéropodes terrestres de la famille des Camaenidae décrite récemment (c'est là). Amphidromus rottiensis Chan, Siong & Abbas, 2008 est endémique à l'île de Rotti (ou Roti, ou Rote), située à 20 km au Sud-Ouest de la grande île de Timor, Indonésie. Sénestre, de taille moyenne (25 à 35 mm), elle montre une variabilité étonnante de motifs et de couleurs - dont certaines combinaisons absolument somptueuses. A se demander pourquoi les collectionneurs de coquillages ignorent, dans leur grande majorité, les terrestres.










Amphidromus rottiensis Chan, Siong & Abbas, 2008 - 27/35 mm, Indonésie
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mercredi 25 mars 2009
Cabinet de curiosités
La célèbre maison de vente aux enchères Christie's organise, le 7 avril, une vente d'"Arts décoratifs du XVIème siècle au XIXème siècle et Histoire naturelle". Peu de coquillages actuels si ce n'est une paire de Nautilus pompilius totalement surévaluée (€400 - €600 !), mais quelques pièces exceptionnelles, notamment en paléontologie, parmi les 127 lots. Quelques regrets néanmoins : l'indigence scientifique des commentaires, et le flou entretenu sur la restauration de certaines pièces, comme cet oursin fossile Rhabdocidaris sp. de l'île de Ré, d'évidence fruit d'une patiente reconstruction. A part ça, si il vous reste de la place dans le salon et que vous ne savez pas quoi faire de votre golden parachute, il y a quelques bricoles sympathiques, par exemple là et là.
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lundi 9 février 2009
Ni Dieu mais maître
Le Pr Alan Kohn est le co-auteur de l'ouvrage de référence "Manual Of The Living Conidae Vol.1" (il n'y aura malheureusement pas de Vol. 2), ainsi que de l'inestimable site The Conus Biodiversity Website. David Touitou a eu l'excellente idée de l'interviewer pour le site Seashell Collector. D'ou il appert notamment que Conus ebraeus aurait un frère caché, que les Conus pennaceus d'Hawaï restent un mystère et que l'on peut espérer prochainement une - nécessaire - révision des cônes caribéens. A lire, donc.
P.S A titre personnel, j'ajouterais que le Pr Kohn s'est toujours montré pour mes questions - fussent-elles de néophyte - d'une disponibilité exemplaire. Qu'il en soit publiquement remercié.
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mardi 27 janvier 2009
Mappa trafiquées
Voici un bel exemple de Cypraea mappa trafiquées - à l'acide et/ou par des moyens mécaniques - pour que leurs dessins ressemblent plus ou moins fidèlement à des lettres de l'alphabet. Saluons le travail de l'artiste, mais de là à débourser $300...

Plus de détails là.

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vendredi 16 janvier 2009
Les Cypraea lurida de Mahdia
Sur la côte Est d'une Tunisie aux côtes défigurées par des kilomètres de front de mer bétonné - effet d'un développement touristique anarchique et incontrôlé qui assure au pays près de 6% de son PIB -, la vieille ville de Mahdia exhale encore un certain parfum d'authenticité. Au bout, c'est le Cap Afrique; un vieux cimetière marin y surplombe un minuscule port de pêche phénicien accueillant encore quelques barques colorées.


Celles-ci resteront dans leur nécropole salée. L'espèce est en effet protégée par la convention de Berne, au même titre que les autres porcelaines méditerranéennes - pyrum, achatidea et spurca. Un vieux lot de coquilles, censées avoir été pêchées dans les années 80 - quel intérêt aurait pu avoir le vendeur à mentir ? Il n'était même pas au courant de l'interdiction... -, sera découvert au fond d'une boutique borgne, encalminées dans leur jus de poussière et de décomposition. Plusieurs bains énergiques finiront par leur redonner leur éclat.


Des milliers de tombes blanches alignées - elles sont orientées vers La Mecque - dévalent le relief jusqu'à la mer. Les plus anciennes sont mangées par les vagues : la marée recouvre ces minuscules trous rectangulaires creusés à même la roche. Dans les anfractuosités, Cypraea lurida Linné, 1758 est assez commune, même en plein jour.

Celles-ci resteront dans leur nécropole salée. L'espèce est en effet protégée par la convention de Berne, au même titre que les autres porcelaines méditerranéennes - pyrum, achatidea et spurca. Un vieux lot de coquilles, censées avoir été pêchées dans les années 80 - quel intérêt aurait pu avoir le vendeur à mentir ? Il n'était même pas au courant de l'interdiction... -, sera découvert au fond d'une boutique borgne, encalminées dans leur jus de poussière et de décomposition. Plusieurs bains énergiques finiront par leur redonner leur éclat.
Plus loin, à coté d'un stock de Charonia lampas lampas Linné, 1758 pêché pour la consommation (bien que tout aussi protégé), un petit tas de Cypraea turdus Lamarck, 1810, confirmant la présence en méditerranée de cette espèce considérée naguère comme endémique à la Mer Rouge. Si le réchauffement climatique se poursuit, on peut espérer un jour récolter des pantherina à Saint-Trop'.
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mercredi 31 décembre 2008
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